UN PEU D’HISTOIRE ...


L’association française d’entraide et de bienfaisance de Rabat- Salé, qui gère actuellement la maison de retraite du Souissi, est l’une des premières oeuvres créées au Maroc, en 1913, par des Français au bénéfice de compatriotes nécessiteux et fut reconnue d’utilité publique en 1918.

Au fil des ans, son activité s’est développée dans de nombreux domaines : « goutte de lait », bons de vivres, aides et secours divers aux indigents avant d’arriver à la création d’une maison de retraite grâce à la générosité et à l’importance du legs des époux Pierre et Marguerite COUSIN (Établissement qui porte leur nom). Il est ouvert à l’ensemble de la communauté française du Maroc et situé dans le quartier du Souissi, en bordure d’une piste qui devait devenir, par la suite, l’avenue Mehdi Ben BARKA.

Le premier pavillon construit devait recevoir son premier pensionnaire vers 1930 Il se compose de 47 chambres - dont 16 box par la suite réaménagés en 8 chambres – d’une infirmerie, de cuisines, d’une salle à manger, d’une salle de télévision avec, sur le devant, un parc important, arboré et agréablement fleuri.

A l’origine, lors de la construction du premier pavillon dont il vient d’être question, la Société disposait au Souissi, d’un terrain d’une surface de l’ordre de 18 000 m2 (terrain appartenant au domaine privé de l’état marocain). Cette surface permettait de construire, en 1950, un second bâtiment dit pavillon B, de deux niveaux et d’une capacité de 36 chambres. Il était destiné à accueillir des Français âgés du Maroc, tout à fait valides, qui, avaient décidé de finir leurs jours au Maroc ou désireux seulement d’être hébergés en attente d’un départ en France.

Par la suite, l’Ambassade de France, faisait réaliser, en 1967, un troisième bâtiment dit pavillon C, en préfabriqué. Cette installation « médicalisée » était destinée à accueillir des personnes âgées dépendantes leur évitant, en cas de maladie et d’hospitalisation, d’être alitées en chambres collectives, à l’époque, la seule possibilité étant l’hôpital Avicenne. Ce pavillon fut géré par le service social du consulat général de France jusqu’en 1981 date de sa fermeture et les pensionnaires y séjournant furent transférés au pavillon A de la maison de retraite, dans le cadre d’une convention établie avec l’association française d’entraide et de bienfaisance.

Actuellement, la situation est la suivante :

  • le pavillon B, comme le pavillon C a été repris par le service des domaines marocain, le bail étant arrivé à terme en 1988, il a été évacué en 1993 ;
  • le pavillon A, le seul dont nous disposons encore, nous a été loué pour 20 ans avec un bail déjà prolongé ;
  • Un pavillon destiné à une chapelle près du pavillon C a été après démontage réinstallé prés du pavillon A sur la parcelle d’environ 6000 m2.